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Vos enfants et la drogue
Parler de la drogue à son enfant ou son adolescent peut s’avérer délicat. Comment doit-on s’y prendre pour aborder le sujet? Est-ce que cela lui donnera davantage le goût d’en faire l’essai? Comment devez-vous réagir si votre enfant vous pose des questions sur vos propres expériences? Votre adolescent en connaît-il plus que vous au sujet de la drogue?
De nos jours, les enfants sont exposés à des messages contradictoires concernant la drogue. Le cinéma et la télé les bombardent d’images puissantes (et parfois embellies) sur l’usage de la drogue, tandis que la publicité et les leçons à l’école les mettent en garde contre les méfaits de la drogue. Il est donc important que votre enfant soit au courant de vos sentiments au sujet de la drogue et de la façon dont vous voulez qu’il réagisse s’il est confronté à la pression de ses pairs.
En parlant de la drogue à votre enfant, vous aurez l’assurance qu’il prendra des décisions éclairées fondées sur des renseignements exacts. Dites-lui aussi qu’il peut vous approcher en tout temps pour obtenir de l’aide ou des conseils.
Par où commencer?
Selon l’Enquête sur les toxicomanies au Canada, l’usage de l’alcool et du cannabis (marihuana, haschich et huile de hachisch) au Canada a augmenté au cours des dix dernières années. Les plus grands consommateurs sont les jeunes âgés de 15 à 24 ans.
Ces statistiques sont alarmantes et, en tant que parents, vous vous demandez sûrement si vous pouvez réellement faire une différence. Selon les experts, vous pouvez influencer les choix de vos enfants. La majorité des ados qui ne consomment pas d’alcool, de tabac ou de drogue affirment que leurs parents ont joué un rôle clé dans leur décision. De fait, les enfants dont les parents ont discuté avec eux des risques liés à l’usage de la drogue sont moins susceptibles à en faire l’essai.
Comme la plupart des jeunes essaient le tabac, l’alcool et le cannabis avant l’âge de 13 ans, il importe d’aborder le sujet avec eux dès l’âge de 10 ans. Les experts sont d’avis qu’un des facteurs clés pour prévenir l’usage de la drogue est d’en parler ouvertement et franchement avec votre enfant avant qu’il ne commence à en faire l’essai.
Soyez ferme et insistez sur le fait que vous désapprouvez de la drogue. Établissez des règles et des conséquences claires—même dans le cas d’adolescents qui semblent faire la sourde oreille quand vous leur parlez! Les ados doivent aussi savoir qu’ils peuvent compter sur vous en tout temps s’ils ont besoin d’obtenir des conseils et de l’aide.
Soyez bien informés
Les enfants, et surtout les adolescents, sont exposés quotidiennement à de l’information sur la drogue et l’alcool. Vous avez peut-être même l’impression qu’ils en savent plus que vous sur le sujet. Mais sont-ils vraiment bien informés? Et vous?
Avant de discuter de la drogue avec votre enfant, vous devez disposer de renseignements exacts et à jour. En tentant d’effrayer votre enfant pour l’éloigner de la drogue, en exagérant les risques ou en lui présentant des faits qui contredisent ce qu’il voit à la télé ou entend de la part de ses amis, vous serez moins crédible. Si vous utilisez de telles techniques, votre enfant sera moins enclin à vous écouter et à vous croire.
En présentant de l’information impartiale sur les méfaits de la drogue et de l’alcool, ainsi que les bienfaits de ne pas consommer de la drogue, votre enfant sera en mesure de prendre des décisions éclairées plus tard.
Lorsque vous discutez de la drogue et de l’alcool avec un ado, il importe de parler des conséquences à court terme. Les jeunes ont tendance à être moins sensibles aux dangers lointains. Vous réussirez donc à mieux saisir leur attention en leur expliquant les effets que la drogue peut avoir sur leur vie aujourd’hui.
Parlez à votre enfant
Les jeunes consomment de la drogue pour diverses raisons. Pour certains, c’est une façon d’expérimenter et de se révolter. Pour d’autres, c’est une façon de s’intégrer à un groupe d’amis particulier. Pour d’autres encore, c’est un moyen d’évasion qui leur permet d’oublier le stress et les problèmes à la maison ou à l’école.
En prenant aussi peu que 15 minutes par jour pour parler à votre enfant de ses sentiments, souhaits, rêves et échecs, vous l’aiderez à mieux composer avec le stress, à accroître son estime de soi et à l’orienter vers des activités et des amitiés plus positives. Si vous établissez des liens étroits avec votre enfant dès maintenant, il lui sera plus facile de vous consulter si jamais il a des problèmes plus tard.
Lorsque votre enfant ou ado vous pose des questions sur la drogue ou vous parle de ses expériences ou de celles de ses amis, ne laissez pas surgir la crainte ou la colère. Répondez honnêtement à toutes ses questions et essayez de ne pas porter de jugements.
Soyez prêt à répondre à des questions concernant votre propre usage de drogue. Votre enfant voudra peut-être savoir comment vous avez réagi face à la pression de vos pairs lorsque vous aviez leur âge. Soyez honnête. Il pourra ainsi apprendre de vos erreurs et de vos réussites.
Les ados ont souvent de la difficulté à poser des questions parce qu’ils ne veulent pas donner l’impression de ne pas être « cool ». Cela peut les rendre plus vulnérables à de faux renseignements et à des choix malsains. Il est important de les écouter attentivement et de leur donner des conseils judicieux sur la drogue et la façon de résister à l’influence exercée par leurs pairs.
Si vous ne croyez pas pouvoir aborder calmement le sujet de la drogue avec votre enfant, obtenez de l’aide. Votre conseiller de PAE peut vous donner des conseils et vous mettre en contact avec des ressources locales.
Jouez un rôle actif et donnez l’exemple
Les jeunes sont moins susceptibles de faire l’usage de la drogue lorsqu’ils sont entourés d’adultes qui s’intéressent et participent à leur vie. Soyez au courant des activités de votre enfant, de ses amis et de ses passe-temps, et trouvez des façons de partager ses intérêts. Par exemple, participez à l’entraînement de son équipe de soccer, allez aux répétitions de son orchestre ou organisez une sortie ensemble au restaurant.
En participant aux activités de votre enfant et en soulignant ses réalisations, vous développerez son estime de soi et lui démontrerez que vous vous intéressez à sa vie. Vous apprendrez ainsi à découvrir davantage votre enfant, et vous saurez reconnaître lorsqu’il est bouleversé ou qu’il a besoin d’aide.
N’oubliez pas que votre enfant vous observe constamment pour voir comment il doit se comporter. En ne consommant pas de drogues illicites, en prenant des médicaments d’ordonnance de manière appropriée et en ne faisant pas d’abus d’alcool, vous lui transmettez un message clair quant à la façon dont il doit agir.
Que faire si votre enfant consomme de la drogue
Si vous apprenez ou soupçonnez que votre enfant consomme de la drogue, ne paniquez pas. Plusieurs signes qu’un ado consomme de la drogue, comme les sautes d’humeur, un changement de comportement ou d’apparence, une baisse d’intérêt pour les études et un changement d’attitude à la maison—peuvent être attribuables à d’autres manifestations, entre autres, la confusion normale associée à l’adolescence.
Choisissez le bon moment pour parler en privé avec votre enfant pendant un moment paisible où vous ne serez pas interrompus. Ne confrontez pas votre enfant si l’un de vous est ivre ou « gelé ».
Si votre enfant admet consommer de la drogue, restez calme. Bon nombre d’ados en font l’essai par curiosité et n’y touchent plus après. Exprimez vos sentiments, mais évitez les menaces, les épithètes négatives, les réprimandes et les blâmes. Expliquez vos préoccupations et ne craignez pas d’établir et d’appliquer des règles très claires concernant l’usage de drogue et d’alcool. Votre désapprobation catégorique concernant l’usage de drogue pourrait servir d’excuse à votre enfant pour dire non à l’influence de ses pairs.
Si votre enfant entre à la maison ivre ou « gelé », évitez de hurler, de l’accuser et de le blesser. Demandez-lui ce qu’il a consommé. Dites-lui que vous lui en parlerez le lendemain et envoyez-le au lit. Vérifiez souvent son état pendant la nuit et communiquez avec un médecin s’il devient gravement malade.
N’oubliez pas que vous n’êtes pas seul. Votre médecin, votre conseiller de PAE ou un spécialiste en toxicomanie de votre région peut vous aider à trouver l’information et les ressources dont vous avez besoin pour évaluer la situation et obtenir l’aide nécessaire.
Sites Web sur la drogue et l’alcool
+ Sois plus futé que la drogue
+ Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et la toxicomanie
+ Centre de toxicomanie et de santé mentale : http://www.camh.net/fr/index.html
+ Portail de la toxicomanie, de l’alcool et autres dépendances
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